Émotions et alimentation, une relation apaisée avec l’assiette

Manger sous le coup d’une émotion est humain. Pour retrouver une relation apaisée avec l’assiette, il s’agit de repérer ce qui déclenche l’envie, d’avoir d’autres réponses sous la main et de laisser tomber la culpabilité, qui relance le cercle. Personne ne mange uniquement par faim, et ce n’est pas un défaut.
La coach du club examine votre situation avec vous et vous guide du mieux possible.
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Une envie qui arrive d’un coup
La faim physique monte doucement, elle accepte n’importe quel aliment, elle s’arrête quand on est rassasié. L’envie émotionnelle surgit brutalement, réclame un aliment précis, souvent sucré ou salé, et ne s’éteint pas vraiment après. Faire la différence entre les 2 est le premier pas.
Ce que cache l’envie
Pendant une semaine, notez simplement ce qui se passait juste avant une envie forte. Une contrariété au travail, une soirée seul, la fatigue de 17h, une dispute, un moment de fête aussi. Souvent, 2 ou 3 situations reviennent. Les connaître, c’est déjà reprendre la main.
Des réponses de rechange
Pour chaque situation repérée, préparez une autre réponse qui apporte ce que l’émotion réclame vraiment.
- Si c’est la tension, sortir marcher 10 minutes, respirer lentement, prendre une douche chaude.
- Si c’est la solitude, appeler quelqu’un, envoyer un message, sortir là où il y a du monde.
- Si c’est la fatigue, s’allonger un quart d’heure, se coucher plus tôt.
- Si c’est l’ennui, une activité qui occupe les mains, cuisiner pour demain, jardiner, bricoler.
Le stress agit sur tout le corps, comme le détaille le dossier de l’Inserm consacré au stress.
Garder une place au plaisir
Interdire un aliment le rend plus désirable. Mieux vaut le prévoir, le servir dans une assiette, le manger assis et le savourer. Un carré de chocolat dégusté lentement satisfait davantage qu’une tablette avalée debout devant le placard.
Éteindre la culpabilité
Après un écart, se juger durement pousse souvent à manger encore plus, puis à se priver le lendemain, puis à craquer. Le cercle se casse en traitant l’écart comme une information, pas comme une faute. Que s’est-il passé ? Que ferez-vous la prochaine fois ? Et le repas suivant se prend normalement.
Ne pas rester seul avec ses émotions
Les membres d’Anjou Nutrition décrivent sur Google un club sans jugement, où l’on s’entraide entre adhérents. Parler de ses difficultés avec d’autres qui les vivent aussi allège beaucoup. Le petit-déjeuner pris au club chaque matin, avec un suivi quotidien, donne aussi un cadre rassurant à la journée.
Quand demander un soutien professionnel
Si les envies deviennent incontrôlables, si vous mangez en grande quantité en vous sentant coupé de vous-même, ou si votre moral est durablement bas, parlez-en à votre médecin. Santé publique France rassemble des ressources sur la santé mentale. Lisez aussi nos conseils pour apaiser la faim entre les repas et notre article sur le sommeil et l’appétit.
Cet article ne remplace pas l’avis de votre médecin ni celui d’un professionnel de la santé mentale.
Votre propre courbe de perte de poids
Remplissez votre profil et la courbe s’adapte tout de suite.
Exemple pour 8 kg à perdre, comptez 11 semaines environ à l’allure médiane, ou 4 mois à l’allure la plus douce. Modifiez la valeur pour votre cas.
Pour une perte qui dure, on cite le plus souvent 500 g à 1 kg par semaine, soit la zone idéale du graphique. Aller régulièrement plus vite que 1 kg par semaine pousse le corps à puiser dans les muscles autant que dans les graisses, d’où la zone hachurée.
Estimation donnée à titre indicatif. Chaque histoire est singulière, donc les résultats diffèrent d’une personne à l’autre. Le calcul s’exécute sur votre appareil et rien n’est conservé ni transmis. Au-delà de 65 ans, consultez d’abord votre médecin.
La construction de la courbe
Le sommet de la zone représente 500 g perdus par semaine, l’allure la plus douce. Le bas représente 1 kg par semaine, là où le risque commence.
Les premières semaines passent plus vite, essentiellement de l’eau, puis l’allure retombe. Au-delà de 40 ans, la courbe médiane s’adoucit encore, le métabolisme étant plus lent. À effort comparable, les hommes perdent un peu plus vite que les femmes.
Pour coller au réel, la courbe comporte de petites stagnations de quelques jours puis des reprises. Elle ne prédit pas votre propre parcours.
Ce sont des conseils généraux, pas un substitut à l’avis d’un médecin.
À lire aussi
Pour le détail du suivi de chaque jour, rendez-vous sur la page du programme de rééquilibrage alimentaire.

